Au CDI ou sur Internet ?

Qu'est-ce que le CDI ? Que peut-on y faire ? Et pourquoi ne pas aller sur Internet tout simplement ? Après tout, on trouve tout sur Internet !

Evidemment, tous les établissements scolaires ont un CDI, et tous, ou presque, proposent aussi un accès Internet ! Alors pourquoi pas Internet au CDI ?

 1  Les Centres de Documentation et d'Information

Une brève histoire des CDI

Tout établissement, sauf à de très très rares exceptions, en possède un. Tantôt adoré, tantôt honni, quelquefois ignoré, c'est pourtant un lieu dans lequel toute la documentation nécessaire au travail d'un élève est disponible.

histoireMais les CDI n'ont pas toujours existé.
Si l'obligation de créer des bibliothèques scolaires dans le primaire date de 1862, dans le secondaire, ce n'est qu'en 1952 qu'une circulaire[1] encourage l'utilisation de documents par les élèves afin de former l'esprit.

 

En 1958, le premier « centre local de documentation pédagogique » est créé au lycée Janson-de-Sailly (à Paris). En 1990, le Capes (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) de sciences et techniques de la documentation est créé offrant un statut de professeur documentaliste aux personnels exerçant en établissement scolaire et généralisant les CDI dans tous les établissements.

Les professeurs-documentalistes

docOriginalité très française, les documentalistes sont aussi enseignants. Titulaires d'un CAPES, à l'instar de tous les enseignants, ils sont recrutés à BAC + 5 .

Le professeur-documentaliste saura vous aider dans vos recherches, vous expliquer le fonctionnement du système documentaire et d'information qu'il a mis en place, vous conseiller, voire vous accompagner dans votre démarche de recherche.

video Qu'est-ce qu'un professeur-documentaliste ? Une vidéo du site ONISEP vous présente différents aspects du métier.

Comment devenir professeur-documentaliste ?

La France est l'un des seuls pays de l'OCDE à recruter des professeurs spécialisés.

onisep Généralement titulaire d'un MASTER « métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation-second degré » (BAC + 5), le professeur-documentaliste passe ensuite un Certificat d'Aptitude au Professorat de l'Enseignement du Second degré (CAPES), autrement dit un concours.

Spécialement dédiés à la formation des enseignants et des personnels d’éducation, les masters MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) se déclinent en quatre mentions, formant chacune à une profession, voire à plusieurs.

 

onisepPour plus d'informations sur les métiers de l'éducation, voir la fiche ONISEP : Les métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation, collection Parcours

Ces fiches peuvent également se consulter au Centre d'Information et d'Orientation (CIO) ou éventuellement dans l'espace orientation de votre CDI.

Mais d'autres lieux d'informations existent. Cette carte, vous permet d'ailleurs de trouver un lieu près de chez vous...

Exemple pour l'île de la Réunion.

orientation

Pourquoi venir au CDI ?

cdiMême si c'est de moins en moins vrai, tant Internet a rendu possible l'accès aux documents de partout ou presque, les Centres de Documentation et d'information (CDI) ou les bibliothèques restent des lieux de ressources incontournables.

D'abord parce qu'ils apportent la convivialité de lieux de travaux collectifs. L'homme est un animal politique[2], plus précisément, il apprécie la compagnie des autres et il est souvent plus facile de travailler dans une bibliothèque que seul chez soi.

C'est également en matière de conseils personnalisés que ces lieux peuvent vous être utiles. Que ce soit le bibliothécaire en bibliothèque publique ou le professeur-documentaliste dans le CDI, ces personnes peuvent vous guider dans vos recherches.

C'est, enfin, la certitude de trouver un fonds adapté aux programmes, autrement dit, tout ce qu'il faut pour réussir les études, gratuitement et sur place.

le saviez-vous ? Dans une bibliothèque, le désherbage (ou élagage, révision des collections, évaluation critique, désélection, etc.) est l'opération qui consiste à éliminer et à renouveler les collections. Cette opération ne se fait pas par hasard mais selon des critères précis, souvent explicités dans une charte des collections.
Ceux-ci sont résumés par la méthode IOUPI !
- I pour incorrect, fausse information
- O pour ordinaire, superficiel, médiocre
- U pour usé, détérioré, laid
- P pour périmé
- I pour inadéquat, ne correspond pas au fonds

 2  Espaces CDI

Organisation des espaces

Comme les bibliothèques, tous les CDI sont organisés en espaces spécifiques.

Toutes les médiathèques sont organisées en espaces spécifiques qui sont autant de lieux, de travail, de consultation, de détente, d'information d'échanges. La médiathèque est avant tout un lieu de ou l'art de « trouver autre chose que ce que l'on cherchait » sérendipité*.

map plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI plan CDI

 

video Visite virtuelle d'un CDI (Google Earth requis) d'un CDI.
Pour peu qu vous disposiez de Google Earth ce lien vous permet de vous déplacer sur l'île de la Réunion pour visiter un CDI réel dans toutes ses dimensions...
lienhttp://lisletdelisle.fr/videos/earth-CDI.avi

Localisation des documents

sandboxElle se fait grâce à la cote, véritable adresse des documents. Ce petit exercice vous permet de mieux apréhender la notion de cote. Si elle n'a plus aucun secret pour vous, vous pouvez zapper et passer au chapitre suivant.

Auto-test. Glissez/déposez les couvertures de livres sur la bonne cote

Note. Si le glissez/déposez ne fonctionne pas, c'est que votre navigateur est trop ancien... Pensez à la mettre à jour ! Vous pouvez tester ses performances ici.

Les classifications

classementLes livres de toutes les bibliothèques du monde sont rangés selon un système de classement.

La classification décimale de Dewey (CDD) est un système visant à classer l’ensemble du fonds documentaire d’une bibliothèque et développé en 1876 par Melvil Dewey, un bibliographe américain. La classification décimale universelle (CDU) est, elle, développée par Henri La Fontaine et Paul Otlet à partir de 1905.

Bien qu’ayant été considérablement améliorée au cours de vingt révisions majeures, la CDD reflète toujours l’organisation générale du savoir telle qu’on la concevait aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. C’est pourquoi la philosophie et la religion, par exemple, qui représentaient environ 10 % de la production éditoriale à cette époque, a aujourd’hui encore une position disproportionnée dans la classification.

Les dix classes retenues par la classification de Dewey correspondent à neuf disciplines fondamentales : philosophie, religion, sciences sociales, langues, sciences pures, techniques, beaux-arts et loisirs, littératures, géographie et histoire, auxquelles s’ajoute une classe « généralités ».

Les cotes

Ces classifications permettent d'établir une cote, inscrite sur tous les documents. La cote est une adresse (voir plan plus loin). Elle se trouve sur le dos du livre ou sur la fiche descriptive lors d'une recherche.

fiche doc

 

fiche rayon

 

fiche livre

Qu'est-ce qu'une cote ? Une fiche très complète sur le site SavoirsCDI

Quelques cotes particulières

cote roman

Les romans et fictions. R suivi des trois premières lettres du nom de l'auteur, et éventuellement des trois premières lettres du premier mot significatif du titre (R ZOL)

 

contesLes contes. C suivi des trois premières lettres du nom de l'auteur

 

 

BDBD pour les bandes dessinées suivi des trois premières lettres du nom

 

 

biographieBiographie, B des trois premières lettres du nom du personnage traité (B HUG). On peut affiner ces cotes en précisant des sous-genres : RP pour les romans policiers par exemple RSF pour la science-fiction.

 

Thésaurus et mots clés

L'indexation

Lorsque l'on ajoute des mots clés sur une page Web ou que l'on ajoute le nom de la personne qui se trouve sur une photo, ou que l'on extraie des mots significatifs d'un texte, l'on procède, quelquefois sans le savoir, à ce qu'en gestion documentaire l'on nomme l’indexation.

Celle-ci consiste à attribuer certains mots ou expressions particulièrement significatifs à un document pour rendre compte de son contenu. C'est une indexation dite libre parce que n'importe quel mot peut être utilisé.
Les moteurs de recherche procèdent de la même manière, en extrayant tous les mots (typiquement une chaîne de caractère entre deux blancs), en les enregistrant dans leurs bases. En saisissant l'un de ces mots lors d'une requête, c'est le chemin inverse qui est parcouru en remontant du mot à la page.

Les moteurs affectent également des "poids" différents lorsqu'ils sont saisis dans les requêtes. Autrement dit, selon l'emplacement dans le texte, le nombre d'occurences, et de nombreux autres critères dont beaucoup restent secrets,

La lémmatisation

La lémmatisation est une analyse lexicale qui permet de regrouper les mots d'une même famille ensemble : c'est un regroupement par lemme. Chaque mot à une forme canonique (forme racine) et des formes fléchies (différentes occurrences possibles).
Ces dernières sont toutes les déclinaisons qu'une entité peut prendre : verbes à l'infinitif / conjugué, mots au singulier / pluriel, déclinaisons masculin / féminin, etc.

Pour se faire une idée en ligne sur les outils de lemmatisation.

lemmatisation

 

source : http://www.jerome-pasquelin.fr/tools/outil_lemmatisation.php

Les thésaurus

L'une des difficultés que l'on rencontre très vite est celle est la polysémie des termes, quand ce n'est pas tout simplement le mot employé : bagnole, automobile, voiture, caisse, tire, auto, attelage, berline, charrette, tacot...
Tous ces mots désignent peu ou prou le même concept. De la même manière comment écrire une date ? XIX, XIX°, 19ème, 19° siècle... là encore beaucoup de graphies pour une même information.

C'est ce problème que résout en partie un thésaurus.

Un thésaurus est une liste organisée de termes contrôlés et normalisés (descripteurs et non descripteurs) représentant les concepts d'un domaine de la connaissance.

La liste des mots est controlée, autrement dit clairement déterminée et limitée à quelques milliers de mots. Un candidat descripteur n'est accepté qu'après d'âpres négociations et un long cheminement.

Les termes sont reliés entre eux par des relations :

  • de synonymie (terme équivalent)
  • de hiérarchie (terme générique et terme spécifique)
  • d'association (terme associé) ;

Chaque terme appartient à une catégorie ou domaine.

Reprenons par exemple le mot voiture et faisons une recherche dans le thésaurus de l'éducation nationale, Motbis.

thesaurus-alphaLa liste alphabétique permet de trouver le terme voiture suivi de la mention EM automobile qui signifie que le descripteur de voiture est automobile.

 

thesaurus auto

Ce descripteur, automobile est lui-même le terme spécifique thesaurus-TG de véhicule terrestre, lui-même thesaurus-TG de véhicule, qui est lui le véritable terme générique thesaurus-TG d'automobile.

L'intérêt de ce langage c'est la possibilité d'augmenter considérablement les possibilités des recherches.

Celle-ci peut se faire sur les termes génériques, associés, spécifiques etc.

Ce n'est plus seulement le mot clé voiture qui est cherché, mais également automobile, véhicule, etc.

 

source : http://www.cndp.fr/thesaurus-motbis/site/index.php

 

http://databases.unesco.org/thesfr/Le Thésaurus de l'UNESCO est une liste de termes contrôlés et structurés pour l'analyse thématique et la recherche de documents et publications dans les domaines de l'éducation, la culture, les sciences naturelles, les sciences sociales et humaines, la communication et l'information. Continuellement enrichie et mise à jour, sa terminologie reflète l'évolution des programmes et des activités de l'Organisation. Le Thésaurus de l'UNESCO contient 7.000 termes en anglais et en russe, et 8.600 en français et en espagnol.

lien http://databases.unesco.org/thesfr/

thesaurus nuageAvec E-sidoc, cette recherche augmentée se fait par défaut sur les Descripteurs et les Employé pour employe pour .

Elle peut être réduite tout simplement en cliquant sur l'un des mots du thésaurus présenté dans le nuage. La recherche va alors être limitée au(x) thème(s) coché(s).

 

 

voiture

En limitant la recherche au sujet technique automobile il n'y a plus que 10 réponses

voiture 1

 

 

 

 3  Les autres bibliothèques

Les bibliothèques publiques

Le réseau de bibliothèques publiques qui peuvent être municipales ou départementales est un maillon fondamental de la lecture publique. 9400 bibliothèques au total, ont prêté 150 millions d'imprimés en 2008.

Deux bibliothèques particulières :

  • BnFLa Bibliothèque nationale de France (BnF), qui conserve et met à disposition du public ses très riches collections, reçoit le dépôt légal des imprimés mais aussi, ce que l'on sait moins, celui de l'Internet. La BnF a également pour mission de coordonner le réseau de coopération des pôles associés (dépôt légal imprimeur, aide aux acquisitions, à la numérisation et au signalement), et de maintenir et enrichir le Catalogue collectif de France. Enfin, elle met en œuvre la bibliothèque numérique Gallica, qui est l'un des principaux contributeurs à la bibliothèque numérique Europeana.
    lien http://www.bnf.fr
    Le Labo de la BnF est un laboratoire expérimental public des usages des nouvelles technologies de lecture, d’écriture et de diffusion de la connaissance. Le Labo BnF présente, en libre accès, différentes animations nées de la rencontre entre nouvelles technologies et collections de la Bibliothèque.
    lien http://labo.bnf.fr/
    Voir par exemple la fiche sur les robots.
  • BPILa Bibliothèque publique d'information (BPI) au centre Pompidou à Paris, joue un rôle pilote en matière de développement de la lecture publique à travers les études et expériences qu'elle mène sur les pratiques de lecture.
    lien http://www.bpi.fr/fr/index.html

 

 

carteUne carte interactive de l'implantation des bibliothèques en France.

Les bibliobus

bibliobus le saviez-vous ?Un bibliobus est un véhicule aménagé pour servir de bibliothèque. Henri Vendel, bibliothécaire à Châlons-en-Champagne, créera en France ce qui deviendra le premier bibliobus. En 1938, il sera à l'origine des premières tournées de la bibliothèque circulante de la Marne, où elle desservira 350 communes.

Cette démarche sera reprise et généralisée peu après. En France, les bibliobus ont longtemps été le principal instrument des bibliothèques départementales de prêt (BDP).

Les bibliothèques universitaires

Une bibliothèque universitaire (BU) est une bibliothèque rattachée à une université. Les bibliothèques universitaires sont nées au Moyen-Âge et les fonds de nombreux établissements ont pour origine les collections constituées dès cette époque.

Les documents et les services présents dans la bibliothèque universitaire correspondent à la double mission des universités, l'enseignement et la recherche. On compte en France 480 implantations de bibliothèques (soit 7 sites en moyenne par université) [3].

 

Un exemple de construction récente : Le Rolex Training Center de Lausanne

cernerLe Rolex Learning Center de Lausanne est à la fois un laboratoire d’apprentissage, une bibliothèque abritant 500 000 ouvrages et un centre culturel international. Il est ouvert aussi bien aux étudiants qu’au public.

Insolite !

cabine

A Berlin, une ancienne cabine téléphonique transformée en dépôt de livre. Chacun peut y déposer ou y emprunter librement un livre.

Une initiative un peu comparable est celle du "bookcrossing" ou "passe-livre" qui consiste à abandonner des livres dans la nature comme on jette des bouteilles à la mer. N'importe où, n'importe quand, une table de café, un rayon de supermarché, une cabine téléphonique, mais toujours dans l'espoir qu'un inconnu le déniche, le lise et le transmette à son tour.

Après inscription gratuite, vous recevez un numéro d'identification unique à coller sur le livre avant de le libérer.

Collée sur la couverture, une pastille indique: "Vous êtes tombé dans le cercle invisible des lecteurs."

La personne qui retrouve le livre se signale ensuite également sur le site et voilà une micro-communauté de lecteurs créés. On peut ainsi suivre à la trace le "voyage" de ces livres, de lecteur en lecteur.

Actuellement, plus de 850.000 BookCrosseurs actifs ont enregistré collectivement plus de sept millions de livres qui voyagent autour de 130 pays !

bookcrossing

 4  Internet

Une (très) brève histoire du Web

1969

Si, dès 1945, Vanevar Bush, un chercheur au MIT (Massachusetts Institute of Technology), s'inquiète de ce que notre capacité à utiliser les publications soit dépassée par les volumes de celles-ci, ce n'est qu'en 1969 que l'on situe la naissance de l'internet à celle de son premier réseau, l'ARPANET.

Mais il faudra attendre les années soixante-dix, et les travaux de l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique) pour que la communication par commutation de paquets et inter-réseaux se développe.

1972

Le courrier électronique et les listes de diffusion apparaissent en 1972, le transfert de fichier (FTP) et la connexion distante via Telnet en 1973, puis les forums de discussion en 1979.

Le 20 décembre 1990, la première page à la norme HTML est mise en ligne sur un ordinateur du Cer. Info.cern.ch, une page toujours active, est l'adresse du tout premier site et serveur Web, qui était hébergé par un ordinateur NeXT du CERN.
La première page Web donnait des informations sur le projet WWW notamment sur l'hypertexte, la technique permettant de créer sa propre page Web, et même la recherche d'informations sur la Toile. Il n'existe pas de reproduction de cette page originale.
Le site dédié au 25ème anniversaire du Web par l'un de ses auteurs : http://www.webat25.org/

1989

Le World Wide Web n'arrivera que dix ans plus tard, fin 1989 quand un physicien travaillant au CERN, une organisation européenne pour la recherche nucléaire, Tim Berners-Lee, rédige une proposition de gestion de l'information, expliquant comment transférer des données sur l'Internet en toute simplicité grâce à l'hypertexte.

1990

L'année suivante, Robert Cailliau, ingénieur systèmes, apporte son concours. En mai 1990, le système est baptisé World Wide Web - la Toile mondiale.

1993

Le 30 avril 1993, le Cern a officiellement mis le World Wide Web dans le domaine public. Mosaic et le premier navigateur Web véritablement grand public par le Centre national pour les applications des super-ordinateurs (NCSA). Le World Wide Web ne comptait alors que 200 sites.

1994netscape

Mais c'est avec Netscape Navigator que les premiers internautes ont véritablement découvert le WEB.

Internet, c'est aujourd'hui un réseau mondial constitué d'un ensemble de réseaux nationaux, régionaux et privés qui sont reliés par le protocole de communication TCP/IP.

lienhttp://www.les-infostrateges.com/actu/14031787/le-web-a-t-il-25-ans

Ne pas confondre Internet, qui est un réseau de réseaux informatiques sur lequel transitent différents type de données (fichiers, courriers électroniques...) et le Web, plus récent, une application particulière qui repose sur le protocole http, et diffuse des pages au format HTML via des serveurs Webs.
lien https://interstices.info/jcms/c_15921/internet-le-conglomerat-des-reseaux

Les 4 âges de Web

Cette histoire du Web peut être divisée en 4 périodes, continues et largeement imbriquées que l'on détermine d'ailleurs plus à travers les usages que les technologies qui sont souvent les mêmes...

  • Le Web des pionniers, 1994 - 1996 : Ce sont les débuts du Web, le codage au bloc-notes, les premiers navigateurs, la connexion via Compuserve, une entreprise américaine et une liste de sites que l'on pourrait imprimer tant elle est réduite.
  • Le Web des documents, 1996 - 2004 : C'est la phase de développement des sites, des premiers annuaires, altavista, Yahoo ! et, en 1998, une véritable rupture dans les interfaces de recherche avec le moteur de recherche Google. Un seul champ de recherche, un bouton chercher et c'est tout. Les algorythmes de traitement les opérateurs de recherche, tout cela est relégué en arrière plan au profit de la simplicité apparente. Une formule qui place l'usager en avant et toujours gagnante à ce jour.
  • Le Web social, 2004 - 2011: ou Web 2.0, une appelation polémique, qu'aucune rélle innovation technologique puisse définir mais qui correspond à l'explosions des usages sociaux. La conversation devient la norme, facilitée par la simplification de la mise en ligne des pages et du commmentaire. C'est l'avènnement des blogs, des CMS (qui existent certes, depuis quelques années déjà) mais qui sont désormais désignés par cette apellation fourre-tout plus liée à un changement d'échelle que d'une rélle rupture technologique
  • Le temps réel, 2011 : L'importance des moteurs de recherche décline au profit de la recommandation directe, les données sont ouvertes et livrées, on passe à un web de l'immédiat, de la conscience sans mémoire...

Un réseau de réseaux

reseauxLes réseaux informatiques, ce sont d'abord des câbles, ceux qui relient votre ordinateur au réseau, mais aussi ceux qui parcourent le monde entier. Quelle que soit la page consultée, même à l'autre bout du monde, il y a de fortes chances que vous y ayez accédé via un câble, souvent sous-marin.

Sous forme d'une simple paire de fils de cuivre torsadés, par ondes pour le réseau WiFi ou via de fibres optiques ils ont toujours la même fonction, transporter des données numériques.

Et le plus souvent via des câbles sous-marins, plus rarement, contrairement à ce que l'on pourrait penser via les satellites.

Pour s'en convaincre l'on pourra consulter cette carte de tous les câbles sous-marins (carte dynamique, cliquez sur l'image pour afficher).carte câbles

source : http://www.submarinecablemap.com/

 

 

Tester sa connexion Internet

lien http://www.degrouptest.com/test-debit.php

D'un point de vue informatique, on distingue généralement les deux types de réseaux suivants :

  • Les réseaux poste à poste (peer to peer / égal à égal)
  • Réseaux organisés autour de serveurs (Client/Serveur)

Toutes les cartes réseaux ont un identifiant unique, ou même toute interface d'accès possède une adresse MAC (Media Access Control). L'adresse MAC est un identifiant physique unique au monde. Elle permet d'identifier la machine sur laquelle elle est installée.

reseaux

Les protocoles

globeLes protocoles de communication définissent de façon formelle et interopérable la manière dont les informations sont échangées entre les équipements du réseau.

L'objectif des réseaux est de pouvoir s'échanger des informations. Cet échange se faisant entre des machines très différentes, avec des systèmes d'exploitation très différents le protocole est alors en quelque sorte un langage de communication commun pour se comprendre.

Des logiciels dédiés à la gestion de ces protocoles sont installés sur les équipements d'interconnexion que sont par exemple les commutateurs réseau, les routeurs, les commutateurs téléphoniques, les antennes GSM, etc.

ipLe protocole probablement le plus répandu est IP ( Internet Protocol ) qui permet l'acheminement des paquets jusqu'à leur destination. Deux protocoles de niveau supérieur UDP et TCP permettent le transport de données. La première permet l'envoi de données d'une manière non fiable (aucune garantie de la réception du paquet par le destinataire). L'autre permet au contraire une transmission fiable des données (garantie de la réception du paquet par le destinataire par accusés de réception). Les services réseau se basent sur les protocoles pour fournir, par exemple : des transferts de textes (SMS…) ; ou de données (Internet…) ; des communications vocales (téléphone…) ; VoIP ou des diffusions d'images (télé…). TNT hd principalement.

Pour connaître l'adresse IP de la machine reliée au réseau (il ne s'agit pas forcément de la vôtre si vous êtes derrière un proxy dans un établissement scolaire.

lien http://whatismyipaddress.com/fr/mon-ip
lien http://www.mon-ip.com/

Pour connaître votre adresse réseau ce site peut vous aider.

Les navigateurs Web

Un navigateur internet (ou navigateur web) est un logiciel informatique permettant de consulter des pages Web. Il s'agit donc d'un client HTTP.

videoUne vidéo vous explique son principe de manière très claire.

Les navigateurs les plus populaires (en termes de parts de marché) :

chromeGoogle Chrome, le navigateur web de Google, simple et rapide

FirefoxMozilla Firefox, le navigateur web de Mozilla Open Source et gratuit

Internet ExplorerInternet Explorer, le logiciel de navigation de Microsoft. Un navigateur longtemps détesté par les codeurs pour son irrespect des normes. Il s'est amélioré depuis sa piteuse version 6. Certains développeurs renoncent d'ailleurs à proposer des pages rétrocompatibles, donc si vous n'arrivez pas à afficher correctement les pages mettez à jour ou changez de navigateur.

safariSafari le célèbre navigateur web d'Apple disponible également sur les systèmes d'exploitation de Microsoft

OperaOpera, un navigateur web alternatif simple, léger et efficace.

 

Le site commentcamarche.net en recense, avec les différentes versions, pas moins de 288...

Plus d'infomations sur l'actualité des navigateurs.

Certaines versions de navigateurs, notamment celles des téléphones ou tablettes sont bridées et ne permettent pas de tout visionner. Par exemple Safari pour ordinateur lit le format flash, la version mobile non. De la même manière, les moteurs de rendu des navigateurs ne sont pas les mêmes. Une même page n'aura donc pas la même rendu visuel selon le type et la version de navigateur, de quoi faire faire pas mal de nuits blanches à bon nombre de développeurs...

Consulter également la rubrique "Sécuriser son navigateur" sur le module identité.

 

Une superbe visualisation, créée par les membres de l'équipe Google Chrome, permet de mieux cerner les interactions entre les technologies Web et les navigateurs, qui sont à l'origine des puissantes applications Web que nous utilisons au quotidien.

source : http://evolutionofweb.appspot.com/?hl=fr

Compatibilité des navigateurs

Pour être à jour, votre navigateur doit être le plus compatible possible au langage HTML5. Plusieurs sites vous proposent de teste votre navigateur. Pour cela il suffit d'afficher la page.

lien http://html5test.com/

Ce site vous permet, par navigateur et balise html5 d'afficher les compatibilités des différents navigateurs.

lien http://caniuse.com/

Les applications

Avec les tablettes et les smartphones sont apparus de nouveaux types de programmes, les applications. Traitement de texte, météo, twitter ou réseaux sociaux, tous ces sites ont leur équivalent en mode application, que l'on peut installer sur une tablette ou un smartphone.

Ces applications sont toutefois souvent des versions bridées, pour ne pas dire très fermées de leur équivalent en programme ou site Web. C'est pourquoi l'on parle souvent d'écosystème fermé. Fermé sur une carte bleue, puisque l'essentiel est de vous empêcher de sortir de l'éco-système et de vous vendre ou vendre indirectement le maximum de services.

Chez Apple on vous vend d'ailleurs des produits gratuits avec un coût de 0, mais une carte bleue obligatoire...

On est loin de l'exprit des débuts et des pionniers du Net...

3 écosystèmes et stores (magasins) principaux.

itunes

iTunes store est un service de vente de musique, vidéos, livres, applications et autres contenus en ligne proposé par Apple depuis 2003. Il est accessible par le biais du logiciel iTunes, qu'il faut installer au préalable.
lienhttps://www.apple.com/fr/itunes/

google play

Google play ou store, autrefois appelé Google market est le service de vente de Google. Il permet de télécharger des applications Android et du contenu numérique sur votre appareil en utilisant l'application Google Play Store ou votre ordinateur.
lienhttps://play.google.com/store

windows store

Windows Store est une boutique en ligne créée par Microsoft. Le Windows Store est disponible pour Windows 8 ou sur tablettes.
lien http://windows.microsoft.com/fr-fr/windows-8/apps#Cat=t1

 5  Services numériques

L'Environnement Numérique de Travail (ENT)

Tantôt espace, tantôt environnement, l'ENT est un bouquet services numériques, choisi, organisé et mis à disposition de la communauté éducative par l'établissement scolaire.

Parmi les services numériques proposés à la communauté éducative par l'ENT, on distingue principalement :

  • Les services de gestion :
    • cahier de texte individuel, de groupe, de la classe
    • consultation et gestion des notes, des bulletins scolaires, des livrets de compétences
    • consultation et gestion des absences des élèves et des sanctions
    • réservations de ressources (salles, matériel,...)
    • services de gestion du Brevet informatique et Internet (B2i)
    • agenda
    • espace de travail et de stockage
  • Les services de communication et de collaboration :
    • messagerie électronique
    • forum de discussion, listes de diffusion, blogs, messagerie instantanée
    • affichage d'information (actualités)
    • visioconférence, audioconférence
  • Les services de mise à disposition et de gestion de ressources numériques :
    • fonctionnalités d'accès à des ressources numériques mises à dispostion des élèves par l'enseignant, sous une forme organisée (par discipline, par domaine disciplinaire ou transversal, par niveau, par thèmes des programmes, en fonction des progressions, etc.)
    • fonctionnalités d'organisation de parcours pédagogiques (classe virtuelle...)
  • Les services d'administration de l'ENT :
    • gestion des usagers, des groupes d'usagers, des profils et des autorisations, personnalisation de l'ENT
    • indicateurs de suivi des utilisations par service

ent

source image: http://eduscol.education.fr/

 

lien http://eduscol.education.fr/cid55726/qu-est-ent.html

Webclasseur orientation

Le webclasseur orientation est un espace de travail numérique destiné aux collégiens et lycéens. Son objectif est d'assurer la continuité de la réflexion des élèves tout au long de leur parcours en leur permettant de conserver leurs recherches et leurs expériences.

Pour les équipes éducatives, le webclasseur orientation s'inscrit dans le cadre du PDMF (Parcours de Découverte des Métiers et des Formations).

http://www.onisep.fr/Espace-pedagogique/College/Orientation/Le-kit-du-professeur-principal-de-college/Le-webclasseur-orientation-livret-personnel-de-suivi-du-PDMF

lienPrésentation
lienFonctionalités
lienPlaquette de présentation

 

 

[1] Le rôle de la documentation dans l'enseignement du second degré. Circulaire du 13 octobre 1952

[2] Aristote. Politique, I, 2, 1253a 3 et 7

[3] http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr